ah! si certains pouvaient entendre!!!

Publié le 31 Mai 2014

 

Rédigé par bruno

Publié dans #danses

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DELAMONICA Didier 18/08/2014 10:30

(Avant propos): Ch'ti venu il y a 37 ans en limousin, j'ai découvert la culture occitane, et de musicien "classique", je me suis mis à pratiquer la musique trad. Le virus m'a été sans doute
transmis par MALICORNE dans les années 75, que nous écoutions, "babs néos ruraux" que nous étions alors dans la campagne du Cambraisis.

De fil en aiguille, j'ai entendu parler de Jean DAU, j'ai lu son livre sur ses voyages à Compostelle.

Ici, dans cette vidéo, il parle de la bourrée. Il cite Richard WAGNER qui disait que "La musique commence là où s'arrête les mots".
Mais il parle avant tout de société.
Il dit que la bourrée est morte; Que la langue est morte, comme rangée dans l'étagère poussiéreuse de l'archéologie musicale.
Et que lorsqu'on la voit danser, ce n'est quasiment que mimétisme inspiré par la nostalgie, un acte de résistance, bref, un acte politique autant que folklorique, un mot presque honteux.
Effectivement, aujourd'hui, les danseurs de bourrée ne sont plus paysans de la Lozère,ou Corréziens, ou cantalous, mais parfois informaticiens, bobos, chômeurs, enseignants, citadins, pour qui le
travail de la terre est inconnu.

Moi qui suis un CH'TI venu d'Oil, je pourrais dire que le Nord vit la même chose. La Bretagne aussi. La Martinique aussi.etc.
Alors, moi qui suis modeste musicien trad, pour avoir fait beaucoup danser, avec des musiciens du cru, il me semble que Jean DAU est très pessimiste. Il me fout le bourdon! et remet en question ma
fuite d'il y a 40 ans de la ville vers la campagne.
finalement, n'est-ce pas lui qui meurt?...Moi? Nous tous?
L'esprit de la bourrée et des danses traditionnelle n'est pas mort.Vu et vécu de l'étanger que je suis, je peux dire aussi que, ayant assisté à des FEST NOZ bretons en hiver, j'ai assisté à une
sorte de "transe" collective, que l'esprit de la danse trad n'est pas mort. J'ai vu aussi des danseurs martiniquais, ce n'était pas qu'une danse .Mais bien plus.

Alors, je préfère relativiser ce que dit ici Jean DAU.

Il y aura toujours quelques "initiés", certes plus rares, pour transmettre l'esprit de la danse. Des danseurs de bourrées aux derviches, il n'y aura toujours qu'un pas !
Ici, il est question de foi en l'Homme.A force de résister
on ne résite plus à la force....Question d'optimisme, de foi, de force.
Amistats
Didier chti
Didier