braves guaillardes!

Publié le 10 Juin 2011

 

Entonner le couplet "Mort aux vaches" de Brassens est-il encore possible en 2011?

Trente-deux personnes sont convoquées au commissariat de police de Toulouse pour avoir chanté "Hécatombe" de Georges Brassens. Une chanson qui date de... 1953.



 



Peut-être cette chanson ne vous dit rien, ou plus rien...

 

Par contre du côté des policiers, elle n'est pas tombée dans les oubliettes et semble bien être toujours d’actualité et provoquer autant de remous qu’en 1953, quand le grand Georges chantait ces "légères gendarmicides" de Brive-la-Gaillarde qui se ruent sur les représentants de l’ordre en faisant crier à un maréchal des logis :

 

"Mort aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie"

 

Cette chanson de Brassens faisait partie de son album "La Mauvaise réputation".

 

Et donc, voilà ce couplet "Mort aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie" remis au goût du jour en ce XXIème siècle.

 

Ainsi le 27 mai dernier, un jeune homme de 27 ans, originaire de Rennes, a été condamné à une amende et des heures de travail d’intérêt général pour outrage.

 

 

Le jeune Breton avait osé entonner, ce "brûlot anarchiste" du haut d’une fenêtre à Cherbourg, en présence de trois policiers…

 

Une condamnation que d’aucun ont ressenti (et j’en fais partie) comme l’illustration d’une atteinte à la liberté d’expression, qui rappelons-le, est un droit fondamental pour la dignité humaine et la démocratie.

 

Et si on chantait?



Face à cette condamnation, des appels à la mobilisation ont été lancés via Internet ainsi que par SMS…

 

Et mercredi, à Toulouse, une trentaine de personnes se sont retrouvées devant le commissariat central de Toulouse pour entonner avec force et beaucoup de bonne humeur "Hécatombe" tout en insistant comme il se doit sur ce "Mort aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie".

 

Cette grande chanson de Brassens n’a absolument pas été du goût des "pandores".

 

Les protestataires ont été encerclés par les policiers avant d’être conduits à l’intérieur du commissariat où ils ont dû décliner leur identité, rapporte La Dépêche.

 

Toutefois, les policiers n’ont pas poussé leur logique vers le placement en garde à vue de ces "dangereux" chansonniers "de l'ultra-gauche".

 

Trente deux chanteurs sont ressortis du commissariat avec une convocation pour les prochains jours !

 

Certains d’entre eux pourraient même être poursuivis devant le tribunal pour "outrages aux représentants de la force publique", précise La Dépêche.

 

Surréaliste

 

Une Italienne de Trévise, âgée de 27 ans, a été l'une des premières personnes convoquées, jeudi matin.

 

"Hier soir, vous vous êtes présentée devant le commissariat, vous avez chanté des chansons qui constituent un outrage à la police" lui a expliqué, selon son témoignage, la policière qui était chargée de l’entendre au commissariat.

 

Pour cette jeune Italienne se retrouver dans les locaux de la police pour avoir chanté du Brassens lui semble "ridicule" et "surréaliste".

 

Elle n’est pas la seule…

 

Courage, fuyons!

 

Et jeudi soir, aux informations de 19h, sur France Inter, Denis Astagneau a relaté cette affaire tout en donnant un extrait de la chanson de Brassens.

 

Un court extrait qui s’est arrêté avant le fameux couplet :

 

"Mort aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie"

 

Le journaliste précisant aux auditeurs :

 

"Vous connaissez bien entendu la suite de la chanson"...

 

Ben voyons...

  

 

Rédigé par bruno

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